A la recherche d’un atelier de fabrication de chaussures

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La partie la plus fastidieuse de notre périple ! Notre projet prenait forme, nous avions commencé le site internet, nous avions validé de nombreuses lignes de notre tableau de bord, mais voilà nous n’avions pas le principal : l’atelier de fabrication. C’est vraiment à partir de cette étape que les choses sérieuses commencent, c’est parti !

En France. On commence par prendre contact téléphonique avec toutes les entreprises qui se rapprochent de prêt ou de loin à la fabrication de chaussures pour avoir les meilleures adresses. Nous rencontrons des personnes passionnées, qui nous font visiter leur atelier avec gentillesse.  Mais après avoir sillonné la France de long en large et en travers, après des dizaines de rendez-vous pas toujours productifs, nous arrivons à la conclusion que cela va être encore plus dur que nous l’avions prévu. Nous sommes devant un problème de taille, les petites structures ne peuvent pas produire suffisamment, ont leur cahier de commandes bien remplis et sont limitées techniquement, les plus grosses ne travaillent que pour des marques déjà établis qui leur offrent des commandes bien plus conséquentes.

 

Il va falloir augmenter les limites géographiques de nos recherches, pour agrandir l’éventail de nos solutions de productions.

 

Destination l’Italie, la région de Venise, où nous avons pris contact avec un atelier lors d’un salon dédié aux professionnels.

Nous partons en famille, Laetitia, mon beau père et moi, on sait jamais un italien dans les valises cela peut toujours servir (je savais bien que le latin plus personne ne le parlait). Notre billet Easy-Jet en poche, nous atterrissons à Venezia. Nous revoilà en route pour la visite de 3 nouveaux ateliers, nous avons deux jours, il va falloir aller vite. Plus les jours passent et plus notre envie et besoin que la production commence le plus tôt possible s’accentue. Pour notre projet l’Italie à comme principale avantage qu’en plus de l’image véhiculée, cela n’est pas si loin de la France. Mais nous n’avons plus de temps à perdre et après la visite de tous les ateliers, (on se rend compte que le prix de revient et le même au centime prêt) viennent s’ajouter des problèmes de flexibilité. En effet comme nous sommes sur une petite production (quelques centaines de paires par produit), nos choix de matériaux sont limités.

Pour prendre un exemple, l’atelier ne pourra acheter nos cuirs chez son fournisseur que s’il peut les réutiliser pour d’autres commandes. Cela implique qu’il faut soit utiliser un cuir que l’atelier écoule facilement soit que nous augmentions notre commande. Notre affaire se complique car nous ne souhaitons faire aucune concession sur la qualité de nos cuirs, sur nos couleurs précises que nous avons déjà validées.

 

De retour en France, le moral en prend un coup c’est l’heure du bilan de nos recherches.

 

« Alors ces chaussures quand est ce qu’elles arrivent ? »

Cette phrase on a dû l’entendre des centaines de fois de nos amis et proches. On discute, on s’interroge, on remet tout à plat sans tout remettre en cause. Notre projet on y croit. Il faut aller vite car la patience n’est pas vraiment ce qui nous caractérise, il y a forcément quelque part un atelier qui pourrait à nos nobles conditions (petite quantité / rapidité) produire nos beaux escarpins. Au détour d’une discussion avec deux amis, ils m’invitent à venir avec eux en Chine à un salon de professionnels. N’étant jamais allé là-bas, et voyant déjà toutes les difficultés auxquelles j’allais être confronté (je ne parle pas italien, imaginez chinois), je ne leur fais pas part d’un grand enthousiasme. Mais qu’avons-nous donc à perdre ?

Publié le par Bev&Ben

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